Par la parole, l'homme est une métaphore de lui-même.

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Les corps sont des hiéroglyphes sensibles.
Parfois une lueur vivace croise l'obscurité, un coup d'aile vert, écaillé. C'est le Cri, qui sort un moment dans l'air, respire et plonge à nouveau dans les profondeurs.
Adolescence féroce: l'homme qui veut être et qui ne tient déjà plus dans ce corps étroit, étrangle l'enfant que nous sommes.
Le temps souffre d'un besoin d'incarnation.
Le tonnerre proclame les hauts faits de l'éclair.
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La création poétique est d'abord violence faite au langage, son premier acte est de déraciner les mots.
Les hommes se servent des mots ; le poète les sert.